Héléna est élève au lycée Georges Brassens de Neufchâtel-en-Bray. Voici ce qu’elle a ressenti, à la lecture du roman de Djaili Amadou Amal.

Les larmes de « l’impatience"

Le roman de la féministe et écrivaine camerounaise Djaili Amadou Amal a reçu le prix Orange du livre en Afrique en 2019. Il dénonce la maltraitance conjugale au Cameroun et est inspiré de son histoire.

Il raconte la vie de trois femmes, Ramla, Hindou et Safira qui doivent soumission et respect à leur mari. Ramla est une jeune fille de 17 ans ; elle est mariée de force à un homme riche. Ensuite Hindou, sa sœur du même âge, se marie avec son cousin qui est alcoolique et qui se drogue. Et pour finir Safira, 35 ans, est déjà mariée depuis 20 ans.

On répète à chacune de ces femmes de patienter« Munyal ! Munyal… munyal ma fille ! ». Les hommes à qui sont mariées ces malheureuses femmes sont d’une violence, d’une agressivité et d’une férocité énormes. En lisant ce roman, il est possible de ressentir de la colère… enfin de mon côté, c’est le cas, car la vie que mènent ces femmes est atroce et elles sont sans aide, personne ne veut les écouter ni même les croire… mais nous, nous les écoutons et nous les croyons, nous ressentons de la tristesse et beaucoup d’ empathie.

Ce livre m’a beaucoup touchée ; par moments j’aurais aimé entrer à l‘intérieur de l’histoire pour pouvoir aider ou même écouter ces femmes pleines de détresses. Aucune femme ou jeune fille ne devrait vivre dans une telle situation.

Ce roman est assez triste mais a malgré tout une force car, que ce soit dans le livre ou dans la réalité, ces femmes sont fortes.

Hélèna