Membre de la classe de 1re G du lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Reims, Arnaud a lu le roman de Tanguy Viel et vous dit ce qu’il en a pensé :

Tanguy Viel

La Fille qu’on appelle a été publié le 2 septembre2021 aux éditions de Minuit et était en lice pour le prix Goncourt des lycéens.

Le personnage principal (et la narratrice) est Laura, son père Max Le Corre est un ancien boxeur sur le retour et le chauffeur du maire, Quentin Le Bars, qu’il croit être son ami. Il demande à ce dernier de trouver un appartement et un travail pour sa fille. Par la suite, Laura trouve un travail au Casino de la ville en tant qu’hôtesse. Mais les choses vont mal se passer quand le maire va rendre visite à Laura dans sa chambre, et ce de plus en plus souvent, venant chercher ce qu’il estime être de droit et celle-ci lui donnant, se forçant à lui donner ce qu’elle pense normal, logique de lui donner pour garder son studio et son travail. Ainsi, une relation malsaine va naître entre ces personnages.

On peut voir que ce livre est en soi rempli de leçons de vie et d’avertissements, comme le fait qu’on pense maîtriser les choses, qu’on ne s’en mordra pas les doigts, qu’on joue avec le feu et qu’on est conscient de ce qui peut nous arriver alors que finalement on ne maitrise rien. Laura nous le montre bien en espérant des choses qui finalement n’arrivent pas, même en ayant fait des sacrifices.

Certes, le personnage de Laura est naïf ; néanmoins, il est assez attachant (je pense qu’il est facile de s’imaginer à sa place). Le livre est plutôt facile à lire même si le début est assez difficile à comprendre : on n’arrive pas tout de suite à se mettre dedans. Le passage que j’ai préféré est certainement la fin, mais ça, je vous laisse la découvrir …