Jessica du lycée Albert Schweitzer analyse la trame de Saturne de Sarah Chiche. Et vous, qu’en pensez-vous ?

1997 : Harry meurt à 34 ans : on a toute une scène à l’hôpital avec l’ambiance de l’hôpital, de la chambre et de l’état du personnage. Dès le début, on est plongé dans la tristesse. J’ai trouvé ce passage vraiment touchant. Il laisse derrière lui sa jeune fille de quinze mois qui est en fait la narratrice, peut-être l’auteure du roman.

Les parents de cette fille ainsi que ses grands-parents sont propriétaires de cliniques privées en France mais sont originaires d’Algérie. La fille est d’ailleurs psychologue aujourd’hui. La médecine a une place importante dans cette famille qui a vécu la guerre d’Algérie puis s’est exilée en France. On a tout un moment plutôt long au milieu du livre où est évoqué le passé familial. J’ai trouvé ce passage très long et plutôt ennuyeux.

Ensuite, on a affaire à la jeunesse d’Harry qui quitte la fac de médecine et rencontre dans la rue une femme prénommée Eve. Il en tombera complètement fou amoureux. C’est une femme libre qui pose en petites tenues, et dont on a la description physique. Leurs sentiments sont racontés. Ce passage m’a vraiment transportée et je l’ai trouvé génial. Il voudra ensuite se marier avec elle, la présentera à sa famille qui sera sous le charme jusqu’au jour où elle sera surprise avec d’autres hommes par un détective. Harry, dévasté, découvre qu’elle a menti sur ses origines. Mais il reste complètement fou amoureux d’elle. Il la recroise un jour et ils s’expliquent. Ils finissent par se marier et ont la narratrice pour enfant.

La 2e partie raconte une vie sans l’amour paternel. La narratrice-personnage épouse un homme dont elle va vite divorcer. Elle se retrouve alors sans travail ni personne pour l’entretenir. Sa mère refuse de l’héberger. Sa grand-mère décédera ensuite alors que Sarah et elle étaient en conflit. Elle est donc dévastée et tombe en dépression. C’est donc une vie racontée bercée par le deuil.

Le titre d’ailleurs peut être relié à la tristesse. La fin du récit précise « Saturne, planète de l’automne et de la mélancolie. Seul lieu où je peux habiter. »

Ce livre est donc vraiment touchant et émouvant. Je l’ai trouvé triste et riche en émotion. Néanmoins, certains passages comme par exemple la famille qui subit la guerre sont vraiment longs.

Jessica du lycée Albert Schweitzer, Le Raincy