Journal du Goncourt des Lycéens : Nous avons écouté ta composition et nous avons ressenti de la mélancolie, une certaine souffrance, une solitude. On pouvait facilement s’imaginer le monde polaire, l’hiver décrit dans Les Guerriers de l’Hiver d’Olivier Norek à travers ta musique. Qu’est-ce qui t’a le plus touché dans ce livre ?
Charles : Ce qui m’a le plus touché, c’est comment sont représentés les morts et le massacre qu’ils ont subi. Quand j’ai fait cette musique, je voulais montrer ce côté triste et mélancolique.
Journal du Goncourt des Lycéens : A quel genre de lecteurs ce livre pourrait-il correspondre ?
Charles : Oh, ça je ne sais pas trop parce que je ne suis pas non plus un énorme lecteur, je ne lis pas énormément, mais ce livre-là, en tout cas, m’a énormément plu… donc je pense que c’est un livre qui pourrait plaire à pas mal de monde, parce qu’il est plutôt accessible même s’il est quand même assez gros, mais il se lit facilement…
Journal du Goncourt des Lycéens : Le style d’écriture n’est pas trop compliqué ?
Charles : Non, je trouve que ça va.
Journal du Goncourt des Lycéens : Qu’est-ce qui t’a inspiré dans ce livre ? Pourquoi as-tu choisi ce livre pour créer ta composition ?
Charles : Je ne pourrais pas trop vous dire, juste c’est un livre qui m’a beaucoup parlé et même sans l’avoir lu, le titre m’a tout de suite attiré. C’est aussi le premier livre de la sélection que j’ai lu et je l’ai directement apprécié, pour moi c’était un peu comme une évidence de créer sur celui-là.
Journal du Goncourt des Lycéens : Aurais-tu des livres du même genre à conseiller ?
Charles : Non, pas vraiment, parce que je ne lis pas beaucoup à part des livres de la philosophie, comme ceux de Simone De Beauvoir.
Journal du Goncourt des Lycéens : Quelles émotions, quelle ambiance, as-tu voulu faire ressentir à travers ta composition ?
Charles : Je voulais faire ressentir l’univers plutôt froid, j’ai utilisé un violon car je trouvais que ça retranscrivait pas mal l’ambiance du livre, et une voix de femme pour ajouter de la douceur, comme la neige. La neige retranscrit quelque chose de plutôt sain, lisse, épuré qui contraste beaucoup avec la guerre et le sang.
Journal du Goncourt des Lycéens : Comment as tu fais ta composition ? Quels instruments / matériaux as-tu utilisés exactement ?
Charles : Une voix de femme, donc, libre de droits, que j’ai trouvée sur internet, un violon et un piano. J’ai des bases en piano, donc je sais faire, et après malheureusement le violon, je ne sais pas en faire, mais ma famille est dans la musique donc je leur ai demandé de faire plusieurs morceaux que j’ai enregistrés. J’ai assemblé le tout sur FL Studio.
Journal du Goncourt des Lycéens : Qu’est-ce que ta participation au concours de création, organisé par l’association Bruit de Lire, t’a apporté ?
Charles : Ça m’a poussé à lire un peu plus, forcément, parce que je l’ai dit plusieurs fois, mais je ne lisais pas beaucoup avant, et justement, le fait d’avoir lu pas mal de livres en un laps de temps plutôt réduit, ça m’a aidé à apprécier un peu plus la lecture.
Journal du Goncourt des Lycéens : Comment et quand as-tu commencé la musique ?
Charles : Dans ma famille il y a beaucoup de musiciens, j’ai été baigné dans un milieu musical et créatif, forcément. Donc j’ai commencé à partir de la 5e à peu près, avec un matériel pas non plus extraordinaire et petit à petit j’ai économisé de l’argent et j’ai pu acheter tout ce qui est carte son, enceinte… J’ai créé un petit studio dans mon jardin avec de la mousse isolante et je fais de la musique dedans.
Journal du Goncourt des Lycéens : Est ce que tu chantes ?
Charles : Non je ne chante pas, pas du tout ! Et heureusement !
Journal du Goncourt des Lycéens : As-tu lu un livre de la Sélection du Goncourt des lycéens de cette année ?
Charles : J’aimerais bien en lire un, en effet. J’irai voir la sélection de cette année.
