Nino est élève au Lycée Jean-Baptiste de la Salle de Reims (Marne, 51) : il partage une critique espiègle et séduite du roman de Philippe Jaenada, Au printemps des monstres :

Les parenthèses, sézigue !

JAENADA se prend pour Proust ma parole ! Ses interminables parenthèses renfermant sézigue, une sempiternelle divagation, des phrases à n’en plus finir… En le lisant, j’ai eu la vague impression d’être dans une montagne russe. Ça m’a donné la nausée !

L’auteur

Philippe JAENADA est un écrivain français né le lundi 25 mai 1964, soit 2 jours avant le meurtre de Luc Taron (le garçon qui est au centre de l’enquête). D’origine algérienne, il publie sa première nouvelle en 1990 dans un journal, alors qu’il est âgé de 26 ans. Ainsi débute sa carrière d’écriture dans les journaux, puis, à partir d’août 1997, d’auteur de roman. Avec une moyenne de production bisannuelle de livres, il a reçu le prix de Flore 1997 pour son oeuvre pionnière Le Chameau sauvage (Julliard) ainsi que le prestigieux prix Femina 2017 pour son avant dernier livre La Serpe (Julliard).

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L’intrigue

Le récit reproduit le déroulement précis, très précis, de l’affaire Luc Taron. Cet enfant, âgé de 11 ans au moment des faits, est retrouvé assassiné dans les bois de Verrières, à des kilomètres de chez lui. L’histoire en elle-même est très passionnante : une atmosphère malsaine est créée par les nombreux courriers que le meurtrier va envoyer au domicile des parents de sa victime ainsi qu’à différentes maisons de radio afin de se vanter et de décrire l’assassinat qu’il a commis et ce, pendant plus d’un mois, décrivant le meurtre avec une fidélité affolante ! Des témoins défilent, des suspects aussi. Des rebondissements à chaque chapitre, des personnages inattendus, des actes troublants… c’est dans Au printemps des monstres de Philippe JAENADA ! Et c’est extra !