Une élève du Lycée Simone Veil de Liffré (Ille-et-Vilaine, 35) prolonge la parole de la narratrice du roman d’A. Desarthe, L’Eternel fiancé. C’est à elle, l’éternelle fiancée, de présenter l’intrigue et le rythme du roman :

Je vais vous raconter l’histoire d’amour de ma vie ou de l’amour de la vie, en tous les cas l’histoire d’un amour qui se déroule tout le temps de celle-ci. Classe de maternelle, concert de Noël à l’église de mon village, mes yeux ronds attirent ton regard et sous la solennité de la salle des mariages de l’église, tu me dis que tu m’aimes. Et dans ma tête, je nous proclame « éternels fiancés ». Mais je ne dis rien, je te repousse même. Je ne te reverrai plus jusqu’au jour de notre rentrée au lycée où tu étais alors appelé « le petit frère de Martin, le populaire » mais pour moi, tu étais juste Etienne. Ta rencontre avec Antonia va changer bien des choses et tu deviendras à ton tour le garçon populaire et tu seras toi aussi admiré par tout le monde. En revanche, mon coeur se brise, car tu ne te souviens plus de moi. Je croiserai à nouveau plusieurs fois ta route au cours de ma vie mais, malheureusement, trop peu de fois pour concentrer uniquement mon récit sur toi, alors je divague d’anecdotes en anecdotes sur ma petite vie longue et ennuyeuse en vous emportant avec moi, le souvenir de ce concert gravé à vie dans ma mémoire. (Texte de Lilou)