Léna, élève de Première au Lycée Simone Veil à Liffré (Ille-et-Vilaine, 35), nous communique sa lecture du roman de F. Noudelmann - qu’elle n’a clairement pas aimé. La consigne était de faire parler le roman lui-même : Léna le laisse se livrer à une sévère auto-critique :

Salut, je suis un roman qui s’appelle Les enfants de Cadillac. Mon auteur est François Noudelmann. Mon histoire retrace la vie des trois personnages qui me constituent : le grand-père, le père et le fils, qui est aussi l’auteur du livre. Je parle principalement des deux Guerres mondiales. Je suis écrit du point de vue de l’auteur qui s’interroge sur ses origines. J’ai un sujet très intéressant mais très mal exploité parce que j’offre énormément de descriptions donc on peut rapidement se perdre en moi. Je suis très long à lire malgré les mots simples qui me composent, pourtant je ne suis pas si gros que ça. Je suis ennuyeux puisque je n’ai pas vraiment d’intrigue et qu’il n’y a pas d’action. Quand tu me lis, tu as l’impression d’être dans un cours d’histoire qui n’en finit pas et que le professeur te répète tout le temps la même chose. Tu ne t’attacheras donc pas aux personnages comme dans les autres romans puisqu’il n’y a pas beaucoup d’émotions. D’ailleurs l’atmosphère est un peu morbide et pesante. Je ressemble plutôt à un recueil biographique ou à un génogramme des trois personnages qu’à un roman de fiction. Pas besoin de t’attarder, tu ne gagneras rien à me lire et tu ne feras que perdre ton temps. (Texte de Léna)