Interview de Bernard Le Doze, un des créateurs du Goncourt des lycéens

Lundi 5 janvier 2026

Lors des rencontres régionales de Rennes le 14 octobre, Sasha Le Bourlot, élève membre du comité de rédaction du journal, a eu la chance de pouvoir interroger Bernard Le Doze, le créateur du prix Goncourt des Lycéens aux côtés de la Fnac. Une rencontre enrichissante et passionnée !

Bernard Le Doze a déjà ses préférences sur la sélection 2025, mais nous les gardons secrètes pour ne pas influencer le jury !

Sasha : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

M. Le Doze : Je m’appelle Bernard Le Doze, j’étais enseignant et maintenant je suis retraité, j’ai contribué à mettre en place le Goncourt des Lycéens avec la Fnac. Aujourd’hui, nous en sommes à la 36 ème édition et je suis réjoui de voir toute cette jeunesse réunie à Rennes. Quand on a commencé, on ne pensait pas qu’on irait aussi loin, mais vu le succès on s’est dit qu’il faudrait recommencer et élargir à l’échelle régionale. Et puis à la 3e année, c’était sur toute la France et c’était lancé !

Sasha : Êtes-vous fier de ce que vous avez accompli ? Le Goncourt des Lycéens a une plus grande importance dans le monde de la littérature maintenant…

M. Le Doze : Oui, c’est à dire que le Goncourt a acquis une solidité et un poids économique. Il a un impact sur les éditeurs et surtout sur les auteurs, et ce sont les élèves qui font le Goncourt car ce sont eux qui choisissent le gagnant ! Ce que je trouve fantastique, c’est que le Goncourt des lycéens est une émanation de ce que la démocratie donne de meilleur. Il y a un courant d’air d’expression qui fait que des élèves réussissent, ce qui n’est pas facile, à exprimer leur opinion.

Sasha : En tout cas, grâce à ce Goncourt, vous avez permis aux lycéens de pouvoir donner leur avis, est-ce-que vous avez vous-même lu des livres de la sélection ?

M. Le Doze : Oui, bien évidemment, pas encore tous, et je les lirai tous en toute valeur. J’en ai lu trois pour le moment, j’ai choisi les plus gros : Kolkhoze, puis L’adieu au visage et je suis en train de terminer La Maison Vide.

Sasha : Avez-vous des critères précis pour juger un livre ?

M. Le Doze : Oui, il y a le sujet, la façon dont l’auteur conduit et traite son récit, mais aussi l’audace du narrateur qui organise le récit.

Sasha : Merci beaucoup pour vos réponses.

M. Le Doze : Je suis très content de vous avoir rencontrée, merci beaucoup, cela m’a fait très plaisir !

Pour terminer, Bernard Le Doze encourage les jeunes à se confronter et à se plonger dans des livres imposants : « Je pense que ça apprend à lire, à faire des efforts pour lire. Si vous ne pouvez pas finir, essayez, lisez un morceau ! »

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