Anna : Avez-vous entendu les réactions des lycéens sur votre livre ?
Nathacha Appanah : Oui ! car nous avons commencé les rencontres déjà la semaine passée… je crois qu’ici c’est la sixième rencontre… donc j’ai pu échanger déjà avec les lycéens de seconde, première, terminale… ce sont des réactions qui sont diverses, touchantes, sincères… oui, totalement !
Anna : Si vous pouviez envoyer votre roman à un écrivain du passé pour qu’il le lise, à qui l’enverriez-vous ?
Nathacha Appanah : J’adore cette question ! Euh… on ne peut en envoyer qu’un seul ? A un seul écrivain ?! Ooooh… à qui je l’enverrais… Je l’enverrais à Albert Camus ! C’est vrai, j’ai eu plein de monde dans ma tête, mais je dirais Camus.
Anna : Qu’aimeriez-vous que le lecteur ressente en refermant votre livre ?
Nathacha Appanah : En réalité, moi je trouve que la grande magie de la littérature, le pouvoir même on peut dire de la littérature, c’est de susciter l’empathie, de faire en sorte que le lecteur, quel qu’il soit, quel que soit le monde dans lequel il vit, et les circonstances dans lesquelles il a eu ce livre en main, que ça suscite, oui, l’empathie, qui est ce sentiment de se mettre à la place du personnage ou des personnages pendant ne serait-ce que quelques secondes… et ça je crois que c’est merveilleux quand on y arrive.
Anna : Et une dernière question : si vous deviez donner un conseil à un jeune qui rêve d’écrire ?
Nathacha Appanah : Ah, je lui donnerais deux conseils ! Le premier conseil que je lui donnerais, c’est lire. Beaucoup. Tout. Pas forcément des livres qui sont considérés comme les livres à lire. Donc on lit ce qu’on veut, ce qui nous tombe sous la main, voilà ! Ce que nous rencontrons. Ensuite, ce que je dirais, si on veut écrire… d’y aller ! De ne pas avoir peur ! On a souvent peur de la manière dont on écrit, ou on pense que son écriture elle n’est pas bonne, ou elle est bancale, maladroite… et en réalité moi je pense que quand on veut écrire, quand on ressent la nécessité de cela, euh… on trouve sa voix ! Donc je dirais de ne pas avoir peur, et d’y aller !
Anna : Merci beaucoup !
Zumra : Et quelques questions flash ?
Nathacha Appanah : Flash ? D’accord !
Zumra : Quel est votre sport préféré ?
Nathacha Appanah : Mon sport préféré ? Le badminton.
Zumra : Quelle est votre activité préférée ?
Nathacha Appanah : De manière générale ? J’en ai plein… j’ai plein de choses… J’aime bien aller au cinéma, et ensuite je sors, et je ne parle pas… je laisse le film comme ça, infuser… ça j’adore !
Zumra : Quel est votre livre préféré ?
Nathacha Appanah : De tous les temps ? Vous plaisantez ? Mon livre pré-fé-ré ? Euh… C’est dur… Je vais encore dire Albert Camus… voilà, c’est L’Étranger d’Albert Camus.
Zumra : Quel métier vouliez-vous faire lorsque vous étiez petite ?
Nathacha Appanah : En fait, quand j’étais ado, je n’avais jamais entendu parler de ce travail d’écrivain. Je pensais que tous les écrivains étaient morts… parce que je ne lisais que des classiques, je ne lisais pas de contemporains… mais je rêvais d’écrire un livre un jour, je n’y pensais pas comme un travail… mais pour faire quelque chose qui rejoigne ce métier d’écrivain… car je ne pensais pas que c’était un métier, je ne le savais pas… je voulais être journaliste.
Zumra : Quel est votre groupe de musique préféré ?
Nathacha Appanah : Euh… j’ai oublié le nom… ma fille m’a fait découvrir un groupe de K-Pop avec plein de filles de nationalités différentes…
Anna : Ah, Katseye ?!
Nathacha Appanah : Katseye ! J’adore !
